Révérence

Révérence

Ô Maitre des mondes
Dans l'ombre s'agitent,

Des vagues et des ondes
Que le temps a détruit.

Le néant m'inonde
Je n'ai trouvé qu'un seul gite,

Dans le silence profond
J'entends toutes les vies.

Un amour qui crépite
Dans les entrailles de cette ronde,

Où chaque seconde est unique
Quand se fragmente l'infini.

Sur des visages au grand nombre
Je suis la flamme qui surgit,

Au centre de l’ombre
D’un univers gris.

Que sans arrêt je sonde
Dans le caveau du bruit.

Il ne s’agit là que d’un songe
Qui détient l’homme endormi.

Et quand ne cessent de faire rage
Le vent et la pluie,

Je me révèle et surgit
Dans le cœur en ôtage,

Qui marche vers moi
D'un pas raffermi.

Et poursuivant sa voie
S'est un jour affaiblie.

Je détient en mon sein
Le feu sacré de la vie,

Je suis l'espoir qui résiste
Au milieu de la nuit .

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